Troubles bipolaires : des progrès à faire

Troubles bipolaires : des progrès à faire

Selon une étude réalisée sur 500 patients atteints de troubles bipolaires, les psychiatres du CHU Henri-Mondor-Albert-Chenevier (Créteil, Val-de-Marne) ont démontré que le délai entre le diagnostic de la maladie et la prise en charge de celle-ci était environ de dix ans. Des progrès dans le diagnostic et la prise en charge sont donc à faire…

Selon les docteurs ayant mené cette étude, ce délai s’expliquerait par le manque de reconnaissance des premiers symptômes de la maladie. En effet, les symptômes étant très divers, l’absence de diagnostic et l’insuffisance de diagnostic sont à l’origine de la prise en charge tardive de cette maladie.

Les troubles bipolaires toucheraient entre 1 à 2 % de la population. Cette maladie était auparavant appelée psychose maniaco-dépressive. Elle se traduit par une succession d’épisodes dépressifs et d'enthousiasme suivie de périodes calmes. Cette maladie est encore mal diagnostiquée à cause des multiples symptômes qu’elle présente.

 

Des symptômes multiples

 

Le symptôme dépressif domine chez deux tiers des patients. Cependant, l’état maniaque du patient, qui doit être présent dans les symptômes afin de diagnostiquer cette maladie, est plus ou moins intense selon les patients.  De plus, cet état est l’inverse de celui de la dépression car il est caractérisé par une euphorie, une hyperactivité sans ressentir de la fatigue, une accélération de la pensée, une sensation de toute-puissance pouvant aller jusqu’à une perte de conscience avec la  réalité, explique le Professeur du CHU de Clermont-Ferrand, Pierre-Michel Llorca. Cette forme de bipolarité est appelée trouble bipolaire de type 1 et est la forme la plus courante mais la plus sévère de cette maladie.

Cependant, l’état maniaque peut aussi s’exprimer par périodicité. En effet, si le patient est euphorique, surexcité et hyperactif, ce trouble peut passer inaperçu car il témoignera de l’instabilité de son humeur.

Le trouble bipolaire de type 2 est caractérisé par un état maniaque modéré. De ce fait, en l’absence de comportement maniaque aigu, le médecin peut diagnostiquer le patient comme étant seulement dépressif. Le diagnostic sera donc erroné et la prise en charge inadéquate.

Les mécanismes de la maladie sont encore mal connus. En effet, la maladie peut avoir une source génétique : avoir un parent bipolaire augmente le risque par dix de l’être également.

De plus, certains troubles psycho-affectifs, le stress et l’anxiété mais aussi les crises de panique peuvent déclencher les troubles bipolaires. La moitié des patients bipolaires ont été accros à la drogue ou à l’alcool. Ces patients ont également plus de risques d’être exposés aux maladies cardio-vasculaires.

Le retard de diagnostic engendre une multiplication de ces risques. C’est pourquoi, un trouble bipolaire bien diagnostiqué permettra de traiter la maladie dès que possible et permettra au patient une meilleure prise en charge pour que celui-ci ait une vie professionnelle et privée normale même si ce patient restera vulnérable.

 

 

Alors, qu'en pensez-vous ?

 

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POUR ALLER PLUS LOIN : 

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Référence :

Vos commentaires (5)

Voir le profil de alaska66
temoignage En réalité, il y a environ 4% de la population touchée par la maladie. Si elle est difficile à vivre pour les proches, elle l'est encore plus pour les patients ! L'alternance de la dépression et de l'hypomanie, voire la manie (phases d'euphorie plus ou moins importantes) est incontrôlable puisque la bipolarité est indépendante des faits extérieurs. Diagnostiquée depuis 1996 mais malade depuis 1986, on a effectivement mis du temps à me donner un thymorégulateur. Aujourd'hui, je travaille à 50% sur ordre du médecin du travail qui n'est pas encore tout à fait décidé à me mettre inapte au poste ! (mais pas loin). Je suis stabilisée avec un mélange d'Abilify et de Prozac mais les symptomes sont toujours présents bien que mieux "gérés". Je suis effectivement polytoxicomane et j'ai arrêté l'alcool il y a deux ans en novembre. (rien ne dit que je ne replongerai pas un jour, ma seule solution est de ne pas toucher un seul verre). Je fais régulièrement des séjours en clinique psychiatrique et des TS. A part cela, à me voir, personne ne peut rien soupçonner, sauf quand je "craque" (vers le bas comme le haut). La bipolarité est une souffrance quotidienne , dont les médecins ne prennent pas toujours la mesure.
Voir le profil de SATORI81
temoignage Mon chéri à ce symptome.Etre Bipolaire est assez difficile à suivre selon les "humeurs changeantes". Ce qui rend les choses encore plus dure à cernés.On ne peut pas dire que c'est une pathologie facile à diriger,mais on peut l'orientée sur des bases plus zen attitudes.La maladie est comme ça!Comme toutes les autres ils aimeraient "guérir".De nature très nerveux il es dur pour lui de se controlé selon le stress qui se produit devant lui,pour ce qui le concerne,il ne touche pas ni à l'alcool et encore moins à la drogue ni ne fume donc à ce niveau la c'est moi qui le gère et je vois ses faits et gestes donc voilà!Je suis la,également pour le raisonner,le calmer,le détendre du mieux que je peux,on évite sa maman pour lui: "c'est la source du stress!" Mais je l'avait déjà remarquée bien avant.Amitié Satori
Voir le profil de Fx75116
temoignage J'ai des symptômes bipolaires et mes collègues de boulot ne me supportent plus ! Je me contredis tout le temps et est très souvent surexcité pour rien... J'ai vécu une période où l'alcool coulait à flot alors je me demande si ca a un rapport avec l'apparition de ces symptômes ?
Voir le profil de Me_Myself_and_I
temoignage J'ai travaillé six mois dans une société gérée par une bipolaire; c'était vraiment très difficile à vivre.
Voir le profil de alaska66
temoignage Comment saverz-vous que cette personne était bipol
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