Barrez la route aux maux des vacances !
Le mal des transports
Qu’on se déplace en voiture, en avion, en bateau, en train, en bus… on peut être victime du mal des transports ou cinétose. Bien qu’handicapante, cette pathologie, bénigne et fréquente, communément appelé « mal de mer », concerne en réalité tous les modes de transport. Il peut se manifester par une sensation nauséeuse, une pâleur, une transpiration, des bourdonnements d’oreille, des vomissements, des diarrhées ou encore un malaise.
Le mal des transports peut être passager mais il est parfois systématique. Il s’explique par un défaut de perception des capteurs de l’oreille interne (le système vestibulaire), qui permettent d’informer le cerveau sur le placement du corps. Normalement, nos sens nous permettent de fixer des repères spatiaux et d’envoyer ces informations à notre cerveau. Lorsqu’on prend un moyen de transport, ces repères sont modifiés à cause du mouvement : le message au cerveau est alors perturbé et ce dernier ne peut plus assurer le bon équilibre. Pour certaines personnes sensibles, ce déséquilibre est traduit par les symptômes de la cinétose. Il existe de plus certains facteurs aggravants, comme les odeurs, la chaleur, l’enfermement dans un espace clos, le stress, le bruit…
Pour prévenir le mal des transports, il est nécessaire de bien manger avant de partir, de bien dormir pour ne pas être fatigué, de porter des vêtements confortables et adaptés à la température.
Si vous connaissez votre sensibilité au mal des transports, vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire un traitement préventif. Il existe même des traitements ne nécessitant pas d’ordonnance (diphénydramine, méclozine, buclizine). Parlez-en à votre pharmacien et soyez vigilant : lisez attentivement la notice. En général, les comprimés doivent se prendre une heure à une demi-heure avant le départ, et si nécessaire pendant le voyage.
Si vous êtes surpris par ce mal que vous ignoriez, retenez bien ces astuces et conseils :
-Essayez de vous occuper l’esprit mais ne lisez pas!
-Dans un bateau, vous pouvez vous allonger si c’est possible et fermer les yeux
-En voiture, mettez-vous à l’avant, si vous le pouvez.
-Sinon, vous pouvez fixer l’horizon ou la route selon le véhicule dans lequel vous êtes
-Prenez l’air si vous le pouvez
-Mangez quelque chose (une banane par exemple) ou buvez une boisson sucrée (évitez en revanche les boissons gazeuses ou alcoolisées)
-Installez-vous dans le sens de la marche
D’autres maux pourront rendre vos vacances moins zen… Les plus classiques sont le mal des montagnes ainsi que la peur de l’avion.
Le mal des montagnes
Si vous avez décidé de découvrir des hauts sommets, que vous êtes fin prêt et entraîné, une chose pourra encore gâcher votre ascension : le mal des montagnes. Il n’apparaît que très rarement en dessous de 3500 mètres d’altitude mais touche en revanche de très nombreuses personnes en haute altitude (plus de 60% à plus de 4000 mètres). Il apparaît en général au bout de quelques heures en haute altitude et disparaît avec la redescente. Le mal des montagnes est lié à un défaut d’oxygénation du cerveau consécutif à une mauvaise acclimatation (une ascension trop rapide par exemple)
Il se manifeste par des maux de tête, des nausées, une fatigue persistante, une insomnie, une respiration courte… Si dans une majorité de cas, ces symptômes ne sont pas alarmants, et s’arrêtent lors de la redescente, il est des situations beaucoup plus inquiétantes ! Le mal des montagnes dans sa forme grave peut entraîner une diminution du volume des urines, l’apparition d’œdèmes qui peuvent être mortels (pulmonaire, cérébral notamment).
Le traitement du mal des montagnes dépend de sa gravité : aspirine pour certaines personnes, descente en urgence avec placement dans un caisson hyperbare (augmenter la pression permet de perdre de l’altitude immédiatement) pour d’autres.
Avant de partir, parlez-en à votre médecin !
Les maux de l’avion
L’avion peut faire rêver lorsque l’on imagine vers quels paysages il peut nous amener… Mais il engendre aussi des maux : il est un facteur de risque de phlébite, et pour certaines personnes, il est aussi synonyme d’une angoisse terrible.
La phlébite désigne la formation d’un caillot de sang, le thrombus, dans une veine. Ce caillot va alors bloquer la circulation sanguine. La plupart du temps, ce sont les membres inférieurs qui sont touchés. Si certaines personnes présentent des facteurs aggravants (maladie thromboembolique, cancer, âge, grossesse, obésité…), le risque de faire une phlébite existe pour tous les voyageurs du fait de leur immobilité dans l’avion et ce davantage encore, sur les vols longs courriers. La phlébite peut d’ailleurs avoir une conséquence dramatique en entraînant une embolie pulmonaire : le caillot de sang se détache et va obstruer l’artère pulmonaire. Soyez rassurés toutefois, elle n’arrive que très rarement (0,4 cas par million de passagers et 4,8 sur les vols de plus de 10 000 km par an) !
Pour éviter la phlébite, le meilleur moyen est de porter des bas de contention. Ils exercent une pression à la cheville qui favorise le retour sanguin et amenuise les risques. Vous pouvez en acheter en pharmacie, mais attention, il est nécessaire qu’ils soient parfaitement adaptés à vous. Parlez-en à votre pharmacien ou à votre médecin traitant.
Il est aussi recommandé de vous lever régulièrement pour étendre vos muscles et marcher un peu. Lorsque vous êtes assis, veillez à ne pas croiser les jambes et à laisser de l’espace à vos pieds pour pouvoir faire quelques flexions et extensions des chevilles. Hydratez-vous, en évitant toutefois l’alcool. Enfin, évitez les somnifères, pour ne pas rester des heures immobile. Certains diront qu’il n’est pas possible de ne pas en prendre. Pour cause, ils sont phobiques de l’avion…
On vous a déjà dit mille fois que l’avion était le moyen de transport le plus sûr… Et pourtant, vous êtes incapable de penser à votre vol sans paniquer. Vous n’êtes plus rationnel et absolument certain de ne jamais revoir la terre ferme. En bref, vous êtes complètement phobique ! La peur de l’avion est un phénomène répandu, mais malheureusement, elle en cloue plus d’un au sol.
En général, les causes de la phobie sont soit une crainte du crash, soit la claustrophobie (la peur d’être enfermé) ou l’agoraphobie (la peur de la foule).
Quelques conseils peuvent vous être donnés pour ne pas gâcher vos vacances !
D’abord, renseignez vous. De nombreux sites existent et rapportent des statistiques rassurantes, expliquent comment fonctionne un avion, comment sont formés les professionnels, quelles sont les procédures de contrôle, les règles de sécurité…
Le jour J, vous pouvez envisager de prendre un léger calmant, qui vous aura été prescrit par votre médecin traitant.
Ne prenez pas de boissons excitantes (alcool, café…).
Arrivez tôt afin de pouvoir choisir votre place (devant, cela secoue moins par exemple) et vous familiariser avec l’ambiance de l’aéroport.
Une fois dans l’avion, au moment où la peur devient envahissante, tentez de penser à autre chose, en lisant ou en discutant. Vous pouvez également avertir l’équipage de votre phobie. Parfois même, ils vous proposeront de rencontrer le pilote qui vous rassurera…
Enfin, sachez qu’il existe aujourd’hui de nombreuses compagnies et entreprises qui proposent des stages d’information, de relaxation, pour vaincre sa peur en avion.
Tous ces conseils peuvent vous aider à supporter et à lutter contre ces maux qui pourraient vous faire passer vos envies de vacances… Alors en route pour lutter, et bon voyage !
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POUR ALLER PLUS LOIN :
- Dossier Voyage à l’étranger : n’oubliez pas vos vaccins
- Vidéo Le mal des transports
- Vidéo Comment lutter contre le mal des transports
- Actualité Quelles recommandations pour les voyageurs de l'été les plus fragiles ?
- Actualité Un tour-opérateur se spécialise dans les voyages pour personnes malades
- Actualité Un kit d'urgence pour soulager les douleurs dentaires en vacances
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Références
- Guide AFSSAPS, Le mal des transports, juin 2009
- Le site médical d’information des sportifs et des professionnels du sport et de la santé, institut régional du bien-être, de la médecine et du sport santé
- Alpinisme.com, Article sur le mal aigu des montagnes, Dr Herry, ENSA
- PeurAvion.com
- Information sur la sécurité aérienne, Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
- Guide de la Direction Générale de l’Aviation Civile
- Oudry E., Troubles veineux et voyages aériens, Jamais sans ma contention, Dossier La santé en voyage, Le quotidien du pharmacien, n°2925, 29 mai 2012, p. 16














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