Amours de vacances, ne gardez que de bons souvenirs !

Amours de vacances, ne gardez que de bons souvenirs !
L’été échauffe les esprits… et les corps ! Voici le temps du soleil, de la plage, la saison des balades romantiques et des amours de vacances. Tout est alors réuni pour se laisser aller jusqu'à parfois oublier les règles fondamentales liées à la prévention. Cet article vous rappellera les quelques conseils qui pourront vous aider à éviter les soucis ou à les gérer au mieux.

 

 

Avoir des rapports sexuels non protégés, vous le savez, peut entraîner une grossesse non désirée ou une infection sexuellement transmissible.

Prévenir une grossesse non désirée

D’abord, il est important de savoir que s’il est vrai qu’une femme n’est pas fertile pendant toute la durée de son cycle, il est néanmoins difficile de déterminer avec précision la période de fertilité. Pour qu’elle soit la plus précise possible, il est nécessaire de connaître la durée du cycle (qui dure en principe 28 jours, et qui doit être régulier) et la date des règles. En retirant 14 jours à la date présumée des futures règles, vous connaissez la date d’ovulation. La période de fertilité s’étend de 4 jours avant l’ovulation jusqu’au lendemain de cette dernière.

La connaissance de la période de fertilité n’est pas suffisante pour vous protéger des risques de grossesse. Il vous faut pour cela utiliser un moyen de contraception. Il en existe de nombreux ! Chaque femme peut trouver dans ces multiples solutions celle qui lui convient le mieux. D’abord, il existe les contraceptifs hormonaux, comme la pilule, le patch ou l’implant, qui diffusent dans l’organisme des hormones empêchant l’ovulation ou la nidation. L’anneau vaginal qui s’insère dans le vagin diffuse également des hormones, tout comme certains stérilets qui peuvent diffuser de la progestérone, ou agir mécaniquement grâce au cuivre qui a des vertus spermicides. Les produits spermicides (gels par exemple) sont ainsi considérés comme des contraceptifs. Généralement, on les associe à d’autres moyens comme la cape cervicale ou le diaphragme, que l’on place soi même dans le vagin et qui font obstacle au passage des spermatozoïdes. Enfin, citons le préservatif, masculin ou féminin, qui fait également barrage aux spermatozoïdes ainsi qu’aux infections ou maladies sexuellement transmissibles (MST, IST). 

Si vous n’avez pas de moyen de contraception, pensez-y, car une grossesse est vite arrivée !  

Que vous soyez en couple ou célibataire, tomber enceinte alors qu’on ne veut pas d’enfant est  loin d’être anodin et les choix qui s’offrent à vous ne sont pas faciles à faire. Si vous vous rendez compte dans les 5 jours après le rapport que vous avez un risque d’être enceinte, vous pouvez d’abord accéder à une contraception d’urgence : la pilule de lendemain. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien. Passé ce délai d’urgence, une femme peut toujours décider de mettre un terme à sa grossesse grâce à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). L’interruption peut se pratiquer par la prise d’un médicament, ou chirurgicalement selon le terme de la grossesse, l’âge de la femme et son état de santé. Elle est autorisée en France et peut se pratiquer avant la fin de la douzième semaine de grossesse, c’est à dire avant la fin de la quatorzième semaine après le début des dernières règles. Attention, une IVG n’est jamais un geste anodin. Ca n’est pas une solution contraceptive de secours ! C’est une possibilité offerte à des femmes en détresse, qui doit rester la plus exceptionnelle possible.

 

Prévenir les risques de maladies sexuellement transmissibles

Faire des folies a parfois du bon mais vous l’aurez compris, un seul rapport non protégé peut tout faire basculer et se révéler catastrophique… Ces dernières années, la prévention tourne au ralenti, sans doute à cause de la banalisation de maladies graves comme le Sida et l’avènement de traitements efficaces par trithérapie. On est aussi souvent persuadé que ça n’arrive qu’aux autres… Pourtant, les infections et maladies sexuellement transmissibles (IST et MST) sont loin d’avoir disparu, et sont même en hausse !

Les IST ou MST concernent les hommes comme les femmes et sont très contagieuses. Elles sont parfois bactériennes, et dans ce cas se traitent par des antibiotiques, que doivent prendre tous les partenaires. On peut citer la syphilis par exemple qui n’a pas disparu, même en France. Il est nécessaire d’être attentif à l’apparition des symptômes : des lésions cutanées sur les organes génitaux. Citons également la gonorrhée ou « chaude pisse », qui peut entraîner des brûlures et des douleurs en urinant mais qui parfois est asymptomatique. C’est aussi le cas des chlamydiae, qui se développent en silence et sont connus pour entraîner une stérilité.

Les IST d’origine virale ne sont pas curables. Cela signifie que si les symptômes peuvent se traiter, il n’existe, à l’heure actuelle, aucune thérapie permettant de tuer le virus qui reste présent dans l’organisme et l’attaque par épisode. C’est le cas de l’herpès génital, qui se caractérise par des poussées douloureuses et récurrentes, ou de l’hépatite B, qui dans les cas les plus graves peut évoluer en cancer du foie ou en cirrhose. Citons également les condylomes, IST la plus répandue, due au papillomavirus, qui se manifestent par des excroissances situées au niveau du vagin. Il existe aujourd’hui un vaccin contre certains papillomavirus, qui permet de prévenir les cancers du col de l’utérus. Enfin, citons le SIDA qui attaque le système immunitaire et tue aujourd’hui encore de trop nombreuses personnes…

Vous l’aurez compris, ces maladies ne sont pas à prendre à la légère. Elles peuvent avoir des conséquences dramatiques qu’on ne doit pas minimiser. Le seul moyen de protection efficace contre les IST est le préservatif. Selon l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales, le préservatif est moins utilisé aujourd’hui qu’en 2004. Il est nécessaire dès lors de rappeler que la base de la prévention passe par l’utilisation de préservatifs. S’ils étaient considérés il y a quelques années comme coupant les pulsions sexuelles, les préservatifs sont aujourd’hui faits pour s’intégrer aux jeux amoureux. Plusieurs textures, parfums, effets sont disponibles… La seule règle : attention à utiliser des préservatifs respectant  la norme européenne. C’est facile, il est inscrit « CE » sur les boîtes.

 

A qui s’adresser lorsqu’on est concerné ?

Si vous êtes concernés par ces questions, si vous n’avez pas suivi ces conseils de prévention ou si vous présentez des symptômes correspondant à une IST ou à une grossesse, n’hésitez plus et rendez vous chez votre médecin traitant.

Vous pouvez également vous adresser au Planning Familial. Créée en 1956, cette association a pour but l’éducation sexuelle et la lutte pour le droit à l’avortement et à la contraception. Elle dénonce « toutes les formes de violences, lutte contre le SIDA et les IST, contre toutes les formes de discrimination et contre les inégalités sociales ». Le Planning Familial se découpe en 70 associations départementales, 150 lieux d’information et 31 centres de planification.

Vous pouvez donc aller rencontrer des experts qui vous accueilleront pour discuter et vous orienter vers les professionnels concernés (médecins, centres de dépistage..). Ils orientent également les femmes demandant une IVG, les accompagnent dans le choix d’une contraception. Sachez que les centres offrent la possibilité aux mineures d’accéder à une consultation médicale gratuite pour bénéficier d’une contraception. Notez que l’Etat a lui aussi ouvert des Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF) dans les hôpitaux. Ils proposent les mêmes services que le Planning Familial et permettent un maillage complet du territoire pour ce type de services.

Ces quelques conseils ne doivent pas vous empêcher de profiter de votre été ! Ils doivent au contraire vous aider à passer un été serein, à prévenir tous les soucis que pourraient entraîner le « papillonnage estival ». Alors suivez-les et ne gardez des amours de vacances que des bons souvenirs !

 

-------------------------------------------

POUR ALLER PLUS LOIN :

-------------------------------------------

 

Références

 

0

Vos commentaires (1)

Voir le profil de Brest2012
temoignage Ce dossier ne me concerne pas du tout, je vis seule sans partenaire que ce soit masculin ou féminin et c'est aussi bien comme ça, pour moi la sexualité n'est pas indispensable pour vivre, pour moi c'est synonyme de bons nombres de problèmes, mise à part les IST, le SIDA, elle entraîne la mise en danger des vies familiales, telles qu'infidélité ou pédophilie, et bien sur cela entraîne aussi la mise en danger des comptes bancaires, cela peut aussi mené au violences conjugales, pour moi la sexualité trop abondante tue l'Amour, on peut trouver l'Amour autrement qu'avec le sexe, à force à la longue suite à de nombreuses déceptions amoureuses je suis devenue hermétique au sexe, je suis sexophobe au même titre que la xénophobie, et j'en suis heureuse comme ça.
Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires