VERAPAMIL RATIOPHARM 40 MG COMPRIME BOITE DE 75

Mis à jour le 19-10-2014

Forme et présentation

forme : Comprimé pelliculé
dosage : 40 mg
contenance : 3000 mg ou 75 comprimés

Compositionexprimée par Comprimé

Principes actifs

Vérapamil 40.0 mg

Excipients

Noyau :
Cellulose microcristalline (E460)
Amidon de maïs
Amidon de maïs prégélatinisé
Croscarmellose sodique (E468)
Talc (E553b)
Silice (E551) colloïdale anhydre
Magnésium stéarate (E572)
Pelliculage :
Hypromellose (E464)
Glycérol (E422) à 85 pour cent

Classes Thérapeutiques

   F - Cardiologie et angéiologie
      FC - Traitement de l'insuffisance coronarienne
         FCB - Inhibiteurs calciques
            FCBA - Vérapamil
               F - Cardiologie et angéiologie
                  FE - Anti-arythmiques
                     FED - Anti-arythmiques-Groupe IV : Inhibiteurs calciques
                        FEDA - Vérapamil

Classes ATC

   C - SYSTEME CARDIOVASCULAIRE
      C08 - INHIBITEURS CALCIQUES
         C08D - INHIBITEURS CALCIQUES SELECTIFS A EFFETS CARDIAQUES DIRECTS
            C08DA - Dérivés de la phénylalkylamine
               C08DA01 - Vérapamil

Indications thérapeutiques

- Traitement de l'angor sous toutes ses formes.
- Traitement et prévention des tachycardies paroxystiques supraventriculaires.

Contre-indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :
- blocs auriculoventriculaires du 2ème et du 3ème degré non appareillés ;
- insuffisance cardiaque non contrôlée ;
- hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mmHg) ;
- dysfonctions sinusales ;
- en association avec :
. le dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence),
. le sultopride (voir rubrique interactions).
DECONSEILLE :
Associations déconseillées : certains bêtabloquants indiqués dans le traitement de l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol) ; esmolol (en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche) ; triazolam.

Mises en garde et précautions d'emploi

- Insuffisance cardiaque : celle-ci doit être contrôlée avant la mise au traitement. Dans le cas où un digitalique est prescrit, il est nécessaire :
. de surveiller étroitement la conduction auriculoventriculaire (effets additifs),
. de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter de façon importante les concentrations plasmatiques de digoxine).
- Bloc auriculoventriculaire du 1er degré : celui-ci peut être majoré et conduire à un bloc complet (en particulier au pic de concentration).
- Fibrillation/Flutter auriculaires + voie accessoire : le vérapamil peut faciliter la conduction antérograde dans la voie accessoire, aboutissant à une accélération marquée de la fréquence ventriculaire.
- Insuffisance hépatique : la métabolisation est dans ce cas considérablement ralentie ; la demi-vie apparente d'élimination est très allongée. La posologie doit être fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.
- Sujets âgés : le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués ; par ailleurs, la biodisponibilité du vérapamil est plus élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne l'augmenter que progressivement.
- Atteinte hépatique : des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immuno-allergique, accompagnées ou non de symptômes cliniques à type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de l'abdomen ont été rarement rapportées chez les patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes apparaissent, il est recommandé de procéder à un dosage des enzymes hépatiques. En cas d'élévation des enzymes hépatiques et à plus forte raison, en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu de manière définitive.
- Grossesse : les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du vérapamil lorsqu'il est administré pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le vérapamil pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse. Pendant le troisième trimestre de la grossesse, l'utilisation du vérapamil au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet foetotoxique particulier à ce jour. En conséquence, l'utilisation du vérapamil ne doit être envisagée au cours du troisième trimestre de la grossesse que si nécessaire.
- Allaitement : le vérapamil est fortement lié aux protéines plasmatiques et les concentrations dans le lait sont faibles : elles exposent l'enfant à une ingestion de moins d'un milligramme de vérapamil par jour. Les quelques cas décrits n'ont pas rapportés d'effets indésirables chez l'enfant. Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l'enfant ne sont pratiquement pas détectables. En conséquence, l'allaitement est possible , à condition de prendre le médicament juste après la tétée, d'attendre 4 heures avant la suivante et d'assurer une surveillance clinique régulière chez l'enfant.

Effets indésirables

- Nervosité et/ou fatigue à l'initiation du traitement.
- Cardiovasculaires : hypotension, oedème périphérique, bradycardie, bloc auriculoventriculaire, insuffisance cardiaque congestive, choc cardiogénique.
- Appareil digestif et métabolisme : essentiellement constipation. Des atteintes hépatiques cytolytiques ou cholestatiques d'origine immuno-allergique à traduction clinique (ictère et/ou douleurs abdominales, malaise, fièvre) ou purement biologique (augmentation des transaminases et/ou des phosphatases alcalines) réversibles à l'arrêt du traitement ont été rapportées.
- Bien qu'elles n'aient pas été notifiées depuis le début de commercialisation, des atteintes gingivales de type gonflement léger des gencives, gingivite ou hyperplasie gingivale ont été rarement signalées après l'utilisation d'autres inhibiteurs calciques.
Ces atteintes sont le plus souvent régressives à l'arrêt du traitement et nécessitent une hygiène bucco-dentaire soignée.

Recommandations patients

AVERTIR LE MEDECIN en cas de survenue de malaise, fièvre, jaunisse et/ou douleur du ventre du côté droit.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du vérapamil lorsqu'il est administré pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le vérapamil pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse.
Pendant le troisième trimestre de la grossesse, l'utilisation du vérapamil au cours d'un nombre limité de grossesses n a apparemment révélé aucun effet foetotoxique particulier à ce jour. En conséquence, l'utilisation du vérapamil ne doit être envisagée au cours du troisième trimestre de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement :
Le vérapamil est fortement lié aux protéines plasmatiques et les concentrations dans le lait sont faibles : elles exposent l'enfant à une ingestion de moins d'un milligramme de vérapamil par jour. Les quelques cas décrits n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant.
Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l'enfant ne sont pratiquement pas détectables.
En conséquence, l'allaitement est possible, à condition de prendre le médicament juste après la tétée, d'attendre 4 heures avant la suivante et d'assurer une surveillance clinique régulière chez l'enfant.

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Le vérapamil a des propriétés anti-arythmiques et, du point de vue des interactions médicamenteuses, il est à considérer comme tel. Sa coprescription aux anti-arythmiques est déconseillée du fait de l'augmentation possible des effets indésirables cardiaques par effets additifs.
Son association à un autre anti-arythmique est en effet TRES DELICATE, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG.
ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- Dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence) :
Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. L'association de vérapamil et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
- Sultopride :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Certains bêtabloquants indiqués dans le traitement de l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol) :
Effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire (synergie des effets).
- Esmolol :
Association déconseillée en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche.
Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).
- Triazolam :
Augmentation des concentrations plasmatiques de triazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de la sédation).
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Lithium :
Risque de neurotoxicité avec éventuellement augmentation de la lithémie.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lithium.
- Baclofène :
Majoration de l'effet antihypertenseur.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
- Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone.
Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.
- Carbamazépine :
Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de son métabolisme hépatique).
Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.
- Autres bêtabloquants (sauf esmolol) :
Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire, et défaillance cardiaque (synergie des effets).
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé et en début de traitement.
- Rifampicine :
Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
- Anticholinestérasiques : donépézil, galantamine, rivastigmine, tacrine, néostigmine, pyridostigmine, ambénonium.
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
Surveillance clinique régulière.
- Atorvastatine, simvastatine :
Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant).
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'hypocholestérolémiant, utilisation d'une autre statine.
- Buspirone :
Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone (diminution de son métabolisme hépatique) avec augmentation de ses effets indésirables.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.
- Ciclosporine, tacrolimus :
Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (diminution de son métabolisme hépatique).
Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt.
- Esmolol (si la fonction ventriculaire gauche est normale) :
Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).
Surveillance clinique et ECG.
- Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride) :
. anti-arythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) ;
. anti-arythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotalol) ;
. certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ;
. autres : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, spiramycine IV, vincamine IV
.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
- Midazolam :
Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de la sédation).
Surveillance clinique et réduction de la posologie pendant le traitement par le vérapamil.
- Digoxine (et par extension le deslanoside) :
Bradycardie excessive et bloc auriculoventriculaire, par majoration des effets de la digoxine sur l'automatisme et la conduction et par diminution de l'élimination rénale et extrarénale de la digoxine.
Surveillance clinique, ECG et éventuellement de la digoxinémie ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la digoxine pendant le traitement par le vérapamil et après son arrêt.
- Erythromycine :
Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculoventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.
Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Alphabloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine) :
Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.
- Amifostine :
Majoration de l'effet antihypertenseur.
- Antidépresseurs imipraminiques :
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).
- Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison) :
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
- Neuroleptiques :
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).
- Clonidine, guanfacine :
Troubles de l'automatisme et/ou troubles de la conduction auriculoventriculaire par addition des effets indésirables.

Posologie et mode d'administration

- Traitement et prévention des tachycardies paroxystiques supraventriculaires : 1 à 2 comprimés (à 40 mg), 3 fois par jour de préférence au cours du repas.
- Traitement de I'angor sous toutes ses formes : la posologie initiale est de 240 mg/jour soit 2 comprimés (à 40 mg), 3 fois par jour. En cas d'efficacité insuffisante, la posologie peut être augmentée à 480 mg/jour sous la forme à libération prolongée de vérapamil à raison d'une prise à 240 mg 2 fois par jour.
- Chez le sujet âgé de plus de 70 ans : la posologie sera de 120 à 240 mg/jour, soit 1 à 2 comprimés (à 40 mg) 3 fois par jour.
- Enfant : 5 mg/kg en moyenne. Si la posologie doit être augmentée, il ne faut pas dépasser 10 mg/kg.

Durée et précautions particulières de conservation

Durée de conservation :
3 ans.

Incompatibilités

Sans objet.

Surdosage

En cas de surdosage, peuvent être constatés des troubles conductionnels graves : hypotension marquée, voire choc cardiogénique.
L'antidote est représenté par l'isoprénaline (voie intraveineuse).
Les troubles conductionnels peuvent bénéficier d'un entraînement électrosystolique ; le glucagon et les sels de calcium peuvent être utilisés en cas de choc cardiogénique.

Propriétés pharmacodynamiques

INHIBITEUR CALCIQUE SELECTIF A EFFETS CARDIAQUES DIRECTS.
Code ATC : C08DA01.
Le vérapamil est un antagoniste calcique spécifique, c'est-à-dire qu'il diminue les mouvements transmembranaires du calcium sans modifier, aux concentrations représentatives des concentrations thérapeutiques, les mouvements des autres ions.
- Au niveau cardiaque :
. dépression de l'activité du noeud sinusal,
. ralentissement de la vitesse de conduction et allongement des périodes réfractaires au niveau du noeud auriculoventriculaire proportionnels aux concentrations. Ces effets expliquent que le vérapamil soit le prototype des anti-arythmiques de classe IV et qu'il soit efficace sur les troubles du rythme impliquant la jonction auriculoventriculaire,
. le vérapamil ne modifie ni la vitesse de conduction, ni les périodes réfractaires des oreillettes, du système His-Purkinje, des ventricules, des voies accessoires,
. le vérapamil déprime la contractilité du myocarde (effet inotrope négatif).
- Au niveau artériel :
. le vérapamil entraîne une relaxation et s'oppose à la contraction des fibres musculaires lisses artérielles.
L'abaissement des résistances s'observe dans tous les territoires et entraîne une baisse de la pression artérielle.
La bradycardie (habituellement modérée), la dépression de la contractilité, la diminution de la post-charge concourent à une diminution du travail cardiaque et donc à une diminution de la consommation d'oxygène par le myocarde. La vasodilatation coronaire entraîne une augmentation du débit coronaire sans effet de vol,
. le débit sanguin rénal est augmenté,
. chez la plupart des malades, l'effet dépresseur myocardique est contrebalancé par la diminution de la post-charge et par la mise en jeu réflexe du système sympathique, comme en témoigne l'absence de diminution de l'index cardiaque. Cependant, chez les sujets à fonction cardiaque altérée, une détérioration de la fonction ventriculaire peut se produire en cas de prise de bêtabloquants ou d'autres médicaments dépresseurs cardiaques.

Propriétés pharmacocinétiques

Le vérapamil administré par voie orale :
- est absorbé à plus de 90%,
- subit un intense effet de premier passage hépatique expliquant sa faible biodisponibilité absolue (20 à 35%),
- le pic de concentration est établi entre 1 et 2 heures,
- la demi-vie apparente d'élimination, après prise unique, est comprise entre 3 et 7 heures, après administration réitérée (toutes les 6 heures) elle se situe entre 4,5 et 12 heures,
- liaison aux protéines plasmatiques : 90%,
- la très forte métabolisation hépatique conduit à de nombreux métabolites (plus de 12) dont le plus important est le nor-vérapamil qui peut atteindre, à l'équilibre, des concentrations voisines de celles de la substance-mère. Il s'agit d'un métabolite actif,
- l'élimination, presque exclusivement sous forme de métabolites, est rénale pour 70%, digestive pour 20 à 25%.

Effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

Données de sécurité précliniques

Sans objet.

Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination

Sans objet.

Conditions de prescription et de délivrance

Liste I.

Aspect

Comprimé pelliculé blanc gravé "V" sur une face.

Nature et contenu de l'emballage extérieur

75 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

Fiche d'identité interopérable

Libellé spécialité : VERAPAMIL TEVA 40 mg, comprimé pelliculé
Code Identifiant Spécialité : 62607039
Libellé présentation : plaquette(s) thermoformée(s) PVC aluminium de 75 comprimé(s)
Code CIP7 : 3443614
Code CIP13 : 3400934436147
Code UCD7 : 9200568
Code UCD13 : 3400892005683

Données technico-réglementaires

Code CIP7 : 3443614
Code CIP13 : 3400934436147
Code UCD7 : 9200568
Code UCD13 : 3400892005683
Code CIS : 62607039
Médicament T2A : no
Laboratoire titulaire AMM : TEVA SANTE
Laboratoire exploitant : TEVA SANTE
Prix de vente TTC - euros : 3.11 €
Taux de TVA : 2.1 %
Base de remboursement SS : 3.11 €
Taux SS : 65 %
Médicament d'exception : no
Agrément collectivités : oui
Date AMM : 28/08/1997
Cette fiche médicament a été générée à partir des données de la Banque Claude Bernard (www.resip.fr). Elle a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisée isolément pour l'établissement d'un diagnostic, l'instauration d'un traitement ou une décision thérapeutique. Les données fournies ne peuvent être considérées comme exhaustives et peuvent avoir évolué depuis leur mise en ligne. Seul votre médecin est habilité à mettre en oeuvre un traitement adapté à votre cas personnel. Les données fournies sont la propriété de RESIP et ne peuvent être reproduites ou diffusées par quelque moyen, toute impression ne pouvant concerner que des extraits non substantiels et n'être effectuée qu'à des fins strictement personnelles et non commerciales.

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